Tourisme

L’ÉGLISE DES CARMES :

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En quelques dates...

- De 1419 à 1497 : Construction de l’Église conventuelle des Carmes
- Milieu du XVIe : destructions importantes pendant les guerres de religion : le couvent a été incendié et restauré par la suite
- En 1803 : l’Église conventuelle devient l’Église paroissiale sous le nom de Notre Dame de l’Assomption
- 1992 : classement au titre des Monuments historiques
- 1997 : début des travaux de restauration

Son histoire est intimement liée à celle de la frontière entre le royaume de France et le Comté de Savoie

Suite au Traité de Paris de 1355, signé entre la France et la Savoie, la frontière désormais reconnue entre les deux États est la rivière le Guiers. Ceci a pour conséquence de couper la ville de Pont de Beauvoisin en deux. Cette partition va compliquer la vie des Pontois savoyards car leur ville (rive droite) se trouve désormais sans église paroissiale à une époque où l’Église joue un rôle important pour les populations tant pour l’exercice du culte que pour l’état civil (tenue des registres paroissiaux de baptêmes, mariages, décès).

C’est pourquoi, en 1410, les Pontois savoyards adressent des doléances à leur Comte Amédée VIII :
« [...] vos sujets pontois vous supplient humblement et tout éplorés de remédier promptement à cette douloureuse situation. »

En 1419, avec l’arrivée des religieux Carmes et les subsides envoyés par le Comte, commencent les travaux pour édifier une église.

En 1497, le bâtiment semble achevé (cette date figure en chiffres romains dans un cartouche au-dessus du portail d’entrée) ; les travaux auront duré presque 80 ans car l’argent a souvent fait défaut même si des dons privés sont venus en renfort. Par exemple ceux des Clermont, grande famille de la noblesse locale ; (voir leur blason sculpté à l’angle de mur de la façade Nord et du chevet, côté route).


Ce qui en fait son intérêt

Les fresques :

Réalisées entre 1818 et 1844 par les frères Avondo, deux peintres piémontais formés à l’Académie Royale des Beaux Arts de Turin. Ces peintres étaient spécialisés dans la copie des œuvres de Ferrari, peintre italien du XVIème siècle, lui-même élève de Léonard de Vinci. Cette « parenté » picturale est perceptible pour les 4 fresques du chœur. En revanche les peintures de la voûte (chœur et nef) composées de 25 médaillons baignant dans un décor en trompe-l’œil seraient, de l’avis des spécialistes, des œuvres originales. Les trompe-l’œil semblent être l’œuvre d’autres peintres. Ces fresques ont été classées en 1987 et sont en cours de restauration. Celles du chœur ont déjà pu retrouver leur aspect d’origine.

Les vitraux :

Le vitrail central du chœur dit vitrail de l’Assomption est le plus ancien peut-être du 17ème siècle. A remarquer également celui du bas-côté représentant Simon Stock recevant le scapulaire (le manteau à capuchon des moines) des mains de la Vierge. En 1251, Simon Stock devient vicaire général de l’ordre des Carmes. Il a joué un rôle important, notamment en intervenant auprès du pape pour développer en Occident cet ordre religieux né en Palestine et en fixer la règle (le Mont Carmel, petite montagne d’Israël- 546m d’altitude- est considéré comme le berceau de l’ordre).

Les pierres tombales :

Au nombre de 44 ; elles sont visibles sur le sol de la nef et du bas-côté. La plupart portent le nom de grandes familles locales. La famille Pravaz dont un membre, Charles-Gabriel (1791-1853) a été l’inventeur de la seringue hypodermique (maison natale près du Pont François 1er côté Isère). La famille Crétet. Dans le bas-côté, la pierre tombale de Henri Crétet, mort en 1808 ; maire de la ville en 1792 et protecteur des Carmes pendant la période révolutionnaire. Son frère, Emmanuel a eu une carrière politique nationale en tant que ministre de Napoléon 1er. Il est, quant à lui, inhumé au Panthéon. Sous une des dalles du chœur se trouve un caveau où a été déposé entre autre la sépulture de père Blain, premier curé de la paroisse à partir de 1803.

L’orgue :

L’orgue actuel a été installé en 1951 en remplacement de celui de 1864.


LA FONTAINE SAINT FÉLIX

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alimentée par une source située sous le chœur de l’Église dont l’eau avait la réputation de guérir les maladies des yeux. Le nom de Saint-Félix est celui d’un pape martyrisé au IIIème siècle. L’Église étant censée abriter une partie des reliques de Saint-Félix, les pèlerins venaient à la fois pour les vertus de l’eau et pour honorer le saint. Au milieu du XIXème siècle le pèlerinage draine encore, entre 300 et 400 personnes. La source n’est pas accessible au public.


LE PONT DES CARMES

Passerelle couverte enjambant l’escalier de pierre conduisant à la fontaine et au bord du Guiers permettant aux moines d’accéder à leur jardin et à leur verger.


LE JARDIN DE VILLE

Aménagé selon le plan des jardins monastiques avec en son centre la fontaine des droits de l’Homme. Ce jardin porte désormais le nom d’Emmanuel CRETET en hommage à ce Pontois encore trop souvent méconnu malgré une carrière de tout premier plan sous le Premier Empire.


LE PASSAGE CLERMONT TONNERRE

A la sortie du jardin de ville, ce couloir (qui peut faire penser à une traboule du vieux Lyon) traverse une des plus anciennes maisons de la ville et débouche sur la rue principale par une très ancienne porte cloutée, surmontée d’une belle pièce de ferronnerie qui témoigne de la puissance de cette famille dauphinoise : Les Clermont.


A parcourir entre les 2 villes de Pont de Beauvoisin :

Le parcours patrimonial : « Une histoire – Deux villes »
Itinéraires réalisés par les Offices de Tourisme Val Guiers et Vallons du Guiers.
Guide à prendre à l’Office de Tourisme.

Pour plus d’informations touristiques, contacter les 2 offices de tourisme :

Office de Tourisme Val Guiers
Rue du Faubourg
73240 SAINT GENIX
tel 04.76.31.63.16
web www.valguiers.com

La maison du Tourisme
Les Vallons du Guiers
1 Rue Gambetta
38480 PONT DE BEAUVOISIN
tel 04.76.32.70.74
web www.cc-vallonsduguiers.fr - www.avant-pays-savoyard.com


INTRI’ GUIERS

Devenez enquêteur et plongez dans l’histoire mystérieuse de la Vallée du Guiers.

Révolution, contrebande, trahison... Venez faire la lumière sur toute l’histoire à Pont de Beauvoisin.

Deux enquêtes interactives et innovantes vous attendent :

- Qui a volé le trésor de contrebande ?

- Qu’est il arrivé à Jean Lefebvre ?

Retrouvez le coupable !

Participez à une aventure ludique, recherchez des indices, faites vos hypothèses sur des bornes interactives, complétez votre carnet d’enquêteur et portez l’accusation finale.

Cette activité insolite est disponible en anglais et néerlandais.

Support de jeu et renseignements dans votre Maison du Tourisme les Vallons du Guiers

1, rue Gambetta

38480 Pont de Beauvoisin

Tarifs : 8€ l’enquête (pour une équipe de 6 joueurs maximum)

Dès 6 ans.

En Juillet et août : lundi au samedi :9h00-12h30/ 14h-18h (17h le samedi)

En Mai et Juin : lundi au samedi (fermeture hebdomadaire le mardi) : 9h00-12h30/ 14h-17h30

De Septembre à avril : lundi au vendredi (fermeture hebdomadaire le mardi) : 9h00-12h30/ 14h-17h30 et samedi de 9h00 à 12h30

Fermé les jours fériés.

Une fois le retrait des supports effectués, il est possible de réaliser l’enquête en dehors des périodes d’ouverture citées ci dessus grâce à une borne de retour 24h/24h.